Au cours de ces dizaines d'années de succès des casinos, les casinotiers n'ont jamais rencontré de situations aussi alarmantes que ce que la crise de 2008 a provoquées. Toutes les catégories sont touchées et leur inquiétude est énorme en voyant leur situation aller de mal en pis parallèlement à la situation économique mondiale. Durant cette période difficile, le Pbj ou produit brut des jeux, les chiffres d'affaires des maisons de jeux en d'autre terme, est en pleine régression. En effet, en cette période de crise, les gens diminuent en général leur fréquentation des casinos et limitent leur dépense en loisir en favorisant l'économie et les produits de première nécessité. Les dispositions prises par l'Etat obligeant les joueurs à se présenter avec une pièce d'identité à l'entrée des maisons de jeux et l'interdiction de fumer ne font qu'empirer la situation. Malheureusement, les charges ne diminuent pas proportionnellement au produit brut des jeux, ce qui peut amener, à la fin, à des bilans négatifs exposant les casinos à des risques certains d'endettement, de cessation d'actifs, de compression du personnel et au pire des cas de faillite.
Les modifications apportées sur les situations des casinos
Puisque les sources de revenus des casinos proviennent principalement des mises des joueurs, il est dans leur intérêt d'adapter les donnes en fonction des besoins et des possibilités de ces derniers. Les ménages faisant très attention à leur budget pour pouvoir amortir l'impact de la crise sur la vie de tous les jours tendent à restreindre les dépenses destinées aux loisirs. Ainsi, ils ne sont plus en mesure de jouer gros et la fréquentation des salles de jeux, même par les habitués, se raréfie. Selon la constatation de ces professionnels, les machines à sous sont les plus atteintes. La crise n'efface pas la passion du jeu, mais ce sont les moyens qui manquent aux joueurs, et c'est la raison pour laquelle les paris pas chers sont très populaires. L'idée de gagner gros avec une petite somme misée tente de nombreux joueurs et semble être une opportunité à saisir. Pour attirer un maximum de passionnés, les maisons de jeux ont intérêt à baisser autant que possible la valeur du pari minimal concernant les bandits manchots. Depuis cette constatation, des mises à un, à deux et à cinq centimes d'euros existent, mais le montant dépend surtout du groupe du casino et de la situation réelle de celui-ci. La plupart des casinos des quatre groupes leaders qui sont le groupe Barrière, le groupe Joa casinos, le groupe Tranchant et le groupe Partouche mettent à la disposition de leurs clients des slots de petites mises allant de un à cinq centimes d'euros. En attendant l'inversement de la situation, les casinos sont contraints de diminuer au maximum les charges qui leur incombent dont le Texas Hold'em, il est donc nécessaire de le retirer provisoirement des salles des jeux et de favoriser les autres types de jeux à l'avantage de la maison. En dépit de toutes les circonstances négatives auxquelles les casinotiers doivent faire face et produisant des effets fâcheux sur les jeux, la passion des joueurs pour le poker et le bingo semble intacte et complète du mieux possible le produit brut des jeux. Heureusement pour les maisons de jeux, ces deux jeux sont populaires et une clientèle fidèle joue régulièrement, notamment pour les tables de un à deux euros. Par ailleurs, pour réduire les charges et pour subsister, la plupart des dirigeants de casinos sont contraints de prendre des décisions allant à l'encontre des employés comme le licenciement d'une partie du personnel puisque le produit brut des jeux n'arrive plus à supporter le paiement de la totalité de leur salaire.
Les investissements favorables
Investir durant une période de crise n'est pas toujours une idée rationnelle mais la vision sur du long terme et les innovations correspondantes à la situation de crise aident à la combattre. Les grands groupes disposant d'un solide statut financier doivent en profiter et investir le plus tôt possible dans une autre forme d'exploitation du jeu comme les jeux sur site. Sinon, les dirigeants peuvent y consacrer une partie de leur réserve personnelle si cette nouvelle voie est sûre. Si ces deux cas sont impossibles vu la situation de crise, la demande d'aide financière par les négociations de fonds et les prêts sont une autre alternative. Les casinos en ligne sont les concurrents féroces des casinos terrestres, ce qui signifie qu'ils sont prisés des joueurs et que cet investissement est assuré, surtout pour les casinos terrestres de renom. C'est dans cette optique que les casinos français attendent avec impatience la légalisation des jeux en ligne prévue entrer en vigueur le 1er janvier 2010. Effectivement, cette forme de casino attise les passions de par les moindres coûts qu'elle occasionne puisqu'il n'y a aucun frais de déplacements, ni frais d'hôtel et les mises ne sont pas chères, et aussi de par le confort procuré au joueur en restant jouer chez soi ou à son bureau avec la possibilité de fumer, ce qui est interdit dans les casinos terrestres.
Les faveurs de l'Etat
L'aide du gouvernement est l'une des portes de sortie aidant les casinos à faire face à la crise financière. Pourtant, la taxation des casinos dépendent de la commune dans laquelle ils se trouvent et la plupart d'entre elles ont rehaussé la taxe à payer par les maisons de jeux jusqu'au plafond autorisé de 15 %. Ces 15% représentent une somme exorbitante pour celles-ci surtout en ces périodes de récession, une exonération est impossible mais un allègement fiscal universel sur le plan national a été demandé auprès des autorités nationales compétentes. Heureusement pour ces casinos terrestres, deux décrets ont été promulgués en leur faveur et vont prendre effet à partir du 1er janvier 2010. Ces lois stipulent qu'un allègement de taxe a été accordé en faveur des machines à sous et des jeux de table, et que pour une bonne équité des jeux et pour abolir toute concurrence déloyale entre les différentes parties, chaque maison doit disposer d'une table de jeux pour obtenir l'accord d'exploitation d'une cinquantaines de machines à sous. L'ajout d'autres machines à sous est règlementé par la proportionnalité équivalente à une table de jeux supplémentaire pour 25 machines à sous ajoutées, dans la limite de 500 machines. Au-delà de ce nombre maximum, l'accord relève de la compétence d'une commission administrative.
